Billet

Baba et les Coprophages

 

Baba et les coprophages, c’est une histoire d’amour qui se vit au quotidien, pétrie de sévices bon enfant et de vulgarités crasses. Flux et reflux dans l’émission : goûtons avec délectation la merde d’un trublion déversé ad vitam au travers d’une glace sans teint, sur fond de fête foraine.

 

Vidons-nous la tête : avec Baba le sage, c’est toujours la fête. Les copros dansent, les copros aiment, s’animent dans la lie de cet évangile. En famille ou entre amis, savourons les bienfaits génésiques du stade anal. Un seul mot d’ordre, signe de tous les désordres : tout est permis chez baba le singe, bouffon devant l’éternel !

 

Or, menace cruelle, le pouvoir et l’argent sont les mamelles du trône doré de Baba et sa cour de coprophages se pavane devant lui : amour inconditionnel, pluie de messages sans orthographe, tout cela qui stimule sa créativité bas du front, direction le canular en mode gros lard qui fonce, et défonce.

 

Suffit d’un incident à l’échelle nationale pour que Baba chiale, simule et pleure. Au placard son sourire de hyène ? Que nenni, pas de profil bas, ronds de jambe, qu’il pleuve ou qu’il vente, Baba le grand fait des siennes. Confondu en excuses factices, écrites par un stagiaire élevé au babaïsme, l’argent s’écoule par tous les orifices mais Baba continue, mord et menace, invite des amis à la barre de son navire chancelant, menaçant d’arriver à bon port. Immunité, impunité : un léger goût d’éternité.

 

Sa porcherie nacrée serait-telle menacée ? Les coprophages montent au créneau, louent leur Dieu Anusbite, Baba le gland, sur les Internets en colère. Apprends-nous l’amour, le respect d’autrui, le rire et l’orthographe, grand manitou. Quoiqu’il arrive, toi qui est le grand Tout, tu seras protégé par ta horde de toutous.

 

Et jusqu’à l’infini, Baba rit de ce combat forcené, invoque ses beautés aux QI de tanche : les tweets s’affrontent, sur fond de procès fantômes ; et quand bien même l’argent s’écoule à flot par la coque, le navire flotte toujours et comme un coq Baba le flan parade sur le devant du bateau et lance au monde sa vérité : « je suis le roi immonde. »

 

 

 

Texte pondu, ou plutôt chié (n’ayons pas peur des mots) le 13 juin 2017.

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Mister Freak
juin 19th, 2017 at 8:37

Puissant ! Une référence à une certaine émission ? 🙂 C’est si parfaitement résumé, si criant que les noms sont finalement inutiles.

juin 19th, 2017 at 8:46

Humm, non, je vois pas du tout de quoi tu veux parler, disons que j’ai d’autres… « considérations… » 😉 😉 😉

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